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« Nous n’allons pas parler du bilan de la commission de discipline, d’abord parce que la saison n’est pas terminée et ensuite parce que les résultats du travail de cette commission paraissent dans INFOS 26/07.
Premier constat, il y a moins d’affaires à traiter ;
Deuxième constat ces affaires sont plus lourdes.
Cela nous amène à réfléchir sur une chose plus intéressante, plus importante et plus grave : les incivilités dans notre sport. Force est de constater, hélas, qu’aux cours des années le nombre de ces dernières a augmenté d’une manière sensible.
L’adversaire est notre partenaire. Sans lui nous ne pourrions jouer, sans lui nous n’aurions pas le spectacle sportif escompté. Nous devons l’amener à participer dans le respect qui lui est dû. Mais il doit, lui aussi, respecter son adversaire dans les mêmes mesures. Ce respect doit être mutuel et réciproque. Supprimons les violences, qu’elles soient physiques ou verbales. Frapper son adversaire, l’insulter, se moquer de lui… n’entraînera que dégradation dans le bon déroulement de la rencontre.
Les entraîneurs, personnes essentielles dans la mise en place des techniques et tactiques de jeu ont parfois l’impression d’être lésés. Ils ont quelques difficultés à se contrôler. Il ne faut pas qu’ils oublient qu’ils sont avant tout des éducateurs et qu’ils doivent montrer l’exemple et inciter leurs joueurs à l’exemplarité.
L’arbitre, mal nécessaire dit-on, le garant des règles du jeu. Sans lui pas de match. Nous devons donc le respecter et respecter ses décisions. Quand je dis « nous », c’est l’ensemble des personnes qui participe à la fête : joueurs, entraîneurs, dirigeants, public… Décisions de l’arbitre, qui parfois peuvent être erronées. Mais quel temps de réflexion a-t-il pour prendre les bonnes mesures ? Ce n’est qu’un être humain, et il a le droit à l’erreur et nous devons l’accepter. Mais, en contre partie, de son côté, il se doit de respecter tous les partenaires de notre sport par son attitude, sa tenue, sa présence dans le match, son savoir-faire.
Les dirigeants, responsables et gestionnaires des clubs, toujours à la recherche de moyens matériels, humains et financiers, se sentent parfois frustrés. Ils s’emportent et des attitudes, des paroles dépassent parfois leurs pensées, blessant l’intégralité morale d’autres personnes (joueurs, arbitres entraîneurs,…), entraînant aussi derrière eux le public d’où fusent des insultes et autres paroles inacceptables. Eux aussi, de par leur position dans les clubs, doivent montrer l’exemple et inciter à une certaines tempérance.
Le public est là pour soutenir, pour encourager, pour féliciter les joueurs… Il n’est pas là pour insulter, pour se moquer des joueurs et des autres participants au match. Il faut faire prendre conscience de cela à tous ceux qui nous soutiennent.
Arrêtons les violences physiques, morales stériles. Arrêtons les tricheries en tous genres (tricheries sur les licences, fraudes à la feuille de match…)
Arrêtons toutes ces incivilités. Luttons ensemble contre cet état de faits. Rendons à notre sport ce qu’il n’aurait jamais du perdre : sa convivialité, sa joie, sa beauté du geste, son spectacle, sa fête… »
Claude FOURNET.
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